Quand tu deviens parent, on dirait que tout le monde a son mot à dire sur un peu n’importe quel sujet concernant ton enfant, que tu aies envie de l’entendre OU PAS. Avec le temps, j’ai fini par faire la sourde oreille sans trop me préoccuper des commentaires des gens.
En revanche, il y a un mot que je ne suis plus capable d’entendre et c’est le mot « caprice ». On dirait qu’aujourd’hui, peu importe ce que tu fais avec ton bébé, tu vas le rendre capricieux.
Nombreuses sont les fois où j’ai entendu « Tu pratiques le cododo? Fais-le pas trop souvent, bébé va te faire des caprices », « Laisse-le pleurer, ce n’est qu’un caprice », « Ne berce pas trop ton bébé pour l’endormir sinon il va te faire des caprices », « Ne le prends pas trop dans tes bras, sinon il va te faire des caprices ».
J’ai parfois l’impression qu’on fait une chasse aux caprices, comme si c’était la nouvelle peste du XXIe siècle.
Ça suffit!
Et si c’était notre paire de lunettes d’adultes qui était à changer? Et si nous arrêtions de catégoriser leurs réactions et qu’on essayait plutôt de les comprendre?
Aujourd’hui, notre quotidien est 1000 fois plus stimulant et stressant qu’auparavant, tout va à une vitesse folle, l’avez-vous remarqué? Même nous, à la fin de la semaine, il nous arrive d’être « brûlés ». Les enfants d’aujourd’hui ne sont pas différents des enfants d’autrefois, un bébé reste un bébé ; cependant, avec toute la stimulation qu’ils reçoivent, pas étonnant qu’ils en viennent à faire plus de crises.
Fort heureusement, la neuroscience nous aide à mieux comprendre nos enfants (en tout cas, moi, elle m’a grandement aidée). Il a été démontré que les caprices chez les bébés et même les enfants en bas âge, ça n’existe juste pas, ils n’ont pas les capacités intellectuelles d’en faire, ils ne font que nous signifier que nous devons répondre à leurs besoins. S’ils pleurent, c’est simplement qu’ils ont une raison pour le faire. Je le sais, le décodage des pleurs ou des crises peut être parfois ardu, mais ils ont besoin qu’on soit à leur écoute. Ils ont besoin que nous soyons capables de les rassurer dans leurs malaises, aussi incompréhensibles soient-ils pour nous.
Pour ma part, en adoptant ce point de vue et en développant une empathie face aux pleurs et crises de mes enfants, j’arrive à mieux les comprendre et à être plus patiente (même si ce n’est pas toujours évident, han?!).
Notre quotidien de parents roule à une vitesse folle
Entre le travail, nos tâches quotidiennes, nos commissions, nos responsabilités d’adultes et de parents, on oublie que nos enfants ont, eux aussi, de grosses journées. On oublie surtout qu’ils ont une capacité restreinte à contenir les stimulations et leurs émotions positives ou négatives comparativement à nous. Une fois qu’ils sont saturés, ils doivent vider cette accumulation d’émotions en nous faisant soit une crise (une tempête émotionnelle) soit en dormant. Bref, lorsque ça arrive, notre tout-petit ne se comprend juste plus et il n’y a rien à faire à part patienter. Alors non, nos enfants ne font pas de « caprice », ils ont juste atteint leurs limites de stimulations.
D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué comment nos enfants ont tendance à faire leurs crises dans les centres commerciaux?
Trop de stimulations ou caprice?
Me rappeler cette information fait une importante différence dans mon quotidien. En fait, elle m’évite beaucoup de crises. En ayant une approche plus empathique, mon conjoint et moi avons décidé de modifier nos habitudes.
Par exemple, si nous avons plusieurs commissions à faire, et que mon grand commence à démontrer des signes d’agitation, nous rentrons tout simplement à la maison et on reporte le reste des commissions à un autre jour. Advenant que nos commissions ne puissent être reportées, je retourne dans la voiture avec les enfants et nous y restons le temps que papa revienne. Dans le même sens, nous avons même décidé d’acheter un énorme congélateur pour nous permettre de faire des réserves et ainsi aller le moins souvent possible à l’épicerie. En bonus, on passe plus de temps en famille.
J’ai aussi adopté le porte-bébé (la plus belle invention)
Dans un endroit public bondé, j’utilise mon porte-bébé. Non pas parce que je veux rendre mon enfant asocial, mais bien parce que voir trop de personnes stimule énormément ma puce, elle finit par pleurer et être insécure. Installée face contre moi, elle se calme et elle est rassurée que sa maman soit là pour elle. Caprice de bébé? Non, il faut être seulement attentif aux signaux que nos enfants nous envoient.
Nous avons aussi adopté le co-dodo
Certains seront d’accord pour plusieurs raisons, d’autres pas du tout. Bref, chacun ira avec sa façon de penser sur ce sujet glissant, mais ici, dans notre famille, nous avons décidé de mettre les besoins de nos enfants à l’avant-plan. Coco a besoin que nous soyons à ses côtés pour s’endormir et dormir toute la nuit dans son lit. Pourquoi pas? Nous restons avec lui jusqu’à temps qu’il s’endorme. Poulette a besoin de dormir collée contre moi? Pourquoi pas? D’ici leur majorité, ils finiront bien par dormir seuls dans leur lit, mais pour l’instant, ils ont besoin de combler leur sentiment de sécurité. Est-ce que c’est évident tous les jours? Non! Mais c’est notre décision.
En terminant, ne te gêne surtout pas de coller ton bébé, de lui démontrer tout ton amour, sans avoir peur de le rendre capricieux et si ton plus vieux fait une crise au centre commercial, attends patiemment que ça passe et va te chercher un bon café après.
Par Geneviève Harvey-Miville, Les Z’imparfaits - 3 juillet 2020
Il n’est pas toujours facile pour nos enfants de dire au revoir à leur suce. Ce tout petit objet est
Lire l'article
Par Ergothérapie De la Maison à l'École - 14 août 2018
Les ergothérapeutes aident les bébés, les enfants et les adolescents qui sont aux prises avec différents problèmes de développement, qu’un
Lire l'article
Par Équipe rédaction Vie de Parents - 4 juillet 2018
On le sait, si on veut que notre bébé devienne l’équivalent contemporain d’Einstein […] il faut le STIMULER.
Lire l'article
Par Geneviève Harvey-Miville - 3 mai 2018
Plusieurs raisons poussent les enfants en bas âge à mordre leurs copains de la garderie.
Lire l'article
Par - 25 avril 2018
Voici donc la façon dont se déroule un traitement chez un acupuncteur.
Lire l'article
Par Sarah Barbeau - 5 septembre 2017
Vous avez un petit amour dans vos bras, et vous vous dites que vous avez encore beaucoup d’amour à offrir.
Lire l'article
Par Mélanie Laberge - 17 mai 2022
Vous-êtes vous déjà fait conseiller de ne pas céder aux caprices de bébé? « Non, n’y va pas, il doit apprendre
Lire l'article