La communication non violente (CNV) est un processus pour résoudre nos différends et nos conflits. Cette méthode efficace est proposée par Marshall B. Rosenberg (1). Elle comporte 4 étapes. En voici un court résumé pour inciter à la lecture du volume.
Commencer l’échange en communiquant nos observations de faits objectifs sans évaluation du genre « C’est bon/mauvais » ou « C’est bien/mal ». Donc éviter les jugements moralisateurs. Nos observations ne sont pas nos pensées ni nos interprétations. Elles sont les faits que l’on peut voir concrètement. Ex. : « Quand je vois tes chaussettes sous la table du salon… », « Quand j’observe tel comportement… ».
Communiquer nos sentiments ressentis en lien avec nos observations. Ici aussi, nos sentiments ne sont pas nos pensées, nos interprétations, nos jugements. Ils sont ce que nous ressentons. Ex. : « Je me sens de mauvaise humeur et impatiente! ».
Il s’agit ici d’exprimer nos besoins en lien avec nos sentiments. Dire quel besoin n’est pas satisfait quand on observe tel comportement. Ex. : « J’ai besoin d’ordre dans la maison. Je travaille fort pour y arriver! ».
Faire des demandes précises en énonçant des actions concrètes observables qui contribueraient à notre bien-être. Utiliser des verbes d’action. Ex. : « Tu veux bien ramasser tes chaussettes et les mettre au lavage! ».
Une fois que l’on a exprimé nos demandes en suivant les 4 étapes, il est conseillé de se concentrer sur l’écoute empathique de l’autre en cherchant à identifier et à comprendre ses observations- ses sentiments- ses besoins et ses demandes.
Le processus suggéré par Marshall B. Rosenberg peut permettre d’éviter que la démarche soit perçue comme une critique ou un reproche qui pourrait engendrer la défensive du partenaire. Ça permet d’éviter la contre-attaque. Le but de la démarche est de satisfaire les besoins de chacun et de contribuer au bien-être de chacun. Tout au long du processus, la responsabilité personnelle est encouragée. Chacun assume ses pensées, ses sentiments et ses actes.
Le processus de la communication non-violente (CNV) exige que l’on prenne le temps pour l’apprendre et pour l’appliquer. La patience et la persévérance sont de mise. Il faut laisser cheminer nos pensées pour enfin faire ressortir nos observations- nos sentiments- nos besoins – nos demandes. Il faut aussi développer l’écoute empathique de l’autre.
Conclusion
Écouter l’autre ne signifie pas donner des conseils, donner notre avis, exposer notre propre sentiment.
La communication non-violente a fait ses preuves dans bon nombre de situations conflictuelles, y compris des situations très délicates. La lecture du livre de Rosenberg (1) aidera à bien comprendre la méthode. Il peut être disponible en librairie ou dans une bibliothèque municipale.
Par Jocelyne Petit, Docteure en Sciences de l’Éducation
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