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Votre ado est-il trop préoccupé par la nourriture?

Votre ado vous pose de plus en plus de questions pointues concernant le repas? Il écoute des documentaires pas jojo sur l’industrie alimentaire et est maintenant dégoûté devant un morceau de viande? Il a graduellement remplacé les barres tendres par des fruits et des noix en guise de collation et est devenu comme Jeannot Lapin le midi…Votre ado est-il en train de développer une obsession au niveau de la nourriture?

Vous savez comme moi que les ados ont la réputation d’avoir une prédilection pour les aliments de type « junk food » et des appétits insatiables pour les aliments transformés. Alors, lorsque fiston ou fillette apprécie cuisiner avec son parent, fait des recherches sur la nourriture et boude les aliments trop gars « pour sa santé », cela contraste drôlement avec l’idée préconçue qu’on peut avoir des 12-17 ans! Normal d’éprouver un brin de fierté.

Si mon ado se soucie de sa santé, c’est positif, non?

Tout est une question de degré et de flexibilité. Si la gestion de son alimentation ou de sa santé est digne d’un emploi à temps plein, ce n’est pas sain. Si vous ressentez qu’il s’agit de plus qu’un simple intérêt envers la cuisine, qu’il a une tendance à vouloir contrôler l’alimentation de la famille et à prendre le contrôle du panier d’épicerie, questionnez-vous.

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La différence entre une saine préoccupation et une obsession nutritionnelle :

Je suis évidemment d’avis qu’il faut inclure nos jeunes dans la préparation des repas afin de favoriser l’acquisitions de sains comportements alimentaires et, pourquoi pas, un peu d’autonomie à l’égard de leur boîte à lunch. Votre grand veut se charger des muffins? Super! Mais…est-ce normal, à cet âge, qu’il substitue les corps gras par de la compote de pommes non sucrée et coupe le sucre en deux? Pas tellement… Accordez une attention particulière au discours de votre jeune afin de détecter s’il parle de la nourriture de façon très fréquente. De plus, essayez de distinguer si ces propos semblent teintés de peur ou de comportement d’évitement. Par exemple : « Je vais remplacer le jus par de l’eau car cela ne contient pas de sucre et il faut faire attention à notre apport en sucres ». Si ses propos à l’égard de l’alimentation ressemblent souvent à ceci, il est temps d’avoir une bonne discussion!

Et le végétarisme dans tout cela?

Nous assistons à une importante montée du végétarisme, en particulier chez nos ados. Sachez d’entrée de jeu qu’il est tout à fait possible d’être en bonne santé, d’avoir de l’énergie et d’entretenir un rapport sain avec les aliments tout en étant végétarien. Cependant, questionnons-nous sur ce soudain intérêt pour fiston ou fillette quand ce changement alimentaire s’accompagne de d’autres éléments :

  • Diminution des portions, en particulier d’aliments gras et sucrés
  • Discours axé sur le poids
  • Soudain intérêt envers l’activité physique
  • Diminution des activités sociales autour de la nourriture, par exemple, évitement des restaurants.

Si votre ado est soucieux de la santé de la planète, de la cruauté animale; qu’il veut substituer ses produits carnés par des protéines végétales en quantités adéquates ET qu’il ne démontre pas de préoccupation à l’égard de son poids, pas de souci. Par contre, il faut garder en tête que la tendance actuelle peut être un bon prétexte pour camoufler un trouble ou une obsession alimentaire, car c’est socialement valorisé. Fiez-vous à votre instinct.

Comment l’aider?

Premièrement, ce n’est pas le moment de vous culpabiliser, mais portez une attention à votre propre discours envers l’alimentation. Si, par exemple, vous dites fréquemment à voix haute avoir peur de développer un diabète comme matante qui mange mal, je vous invite à trouver d’autres stratégies afin de sensibiliser votre enfant aux saines habitudes de vie.

Un point de repère : le principe du 80/20, où 80% de notre alimentation est composé d’aliments variés et nutritifs et 20% d’aliments plaisirs.  Encore là, attention!  Nul besoin de calculer le nombre de gâteries à s’accorder, ni de compenser par la suite en adoptant des comportements restrictifs! Entre vous et moi, sur 21 repas dans une semaine, quelques-uns peuvent être moins nutritifs et cela n’aura aucun impact sur votre santé.

**Si vous avez des craintes quant aux comportements alimentaires de votre enfant, n’hésitez pas à contacter un(e) nutritionniste spécialisée en troubles du comportement **

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