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C’est la faute à personne ou à nous deux.

Pour ma première collaboration en tant que blogueur à « Vie de parents », mon premier texte ici, je pense que raconter en quelques mots le commencement de ma nouvelle vie, peut-être une bonne introduction.

Je me présente, Céline, 42 ans. Maman d’un petit (grand ?)  garçon de 10 ans « une semaine sur deux ».

Avec son papa, on a vécu 10 belles années, 10 années remplies de tout, d’amour, de colère, de peines, de joies, comme tout couple.

Notre enfant a été la reconnaissance de cet amour. Il y avait bien ces petites différences, ces divergences déjà présentes mais sur lesquelles on ne veut pas s’attarder, on se rassure en se disant que c’est normal, les contraires s’attirent, c’est comme ça, ces petits riens qui s’accentuent à la naissance d’un enfant mais que l’amour remporte à chaque fois.

A chaque fois … sauf cette fois-là.

 

Des attentes qui diffèrent, on s’est complétés, puis éloignés.

Des blessures d’enfance qui ressurgissent parfois au moment d’une naissance, qui viennent s’immiscer dans cette nouvelle vie à trois.

Et c’est bien plus tard que je prendrais conscience de ma dépendance affective.

J’attendais trop de choses qu’il ne pouvait me donner.

Que personne n’aurait pu me donner d’ailleurs, mais cela on le comprend au fil du temps, des épreuves, et des remises en question.

 

Je voulais nous laisser une chance, pas lui.

Il faut être deux pour sauver un couple. C’est le générique de fin.

C’est la faute à personne ou à nous deux.

 

Il a fallu quelques séances de thérapies pour comprendre l’impact de mon enfance sur ma vie d’adulte.

Mais j’ai cette capacité à accepter mes erreurs, à me remettre en question, encore et toujours. Je trouve ma force dans ma résilience.

J’étais perdue. Je me suis retrouvée. Mais c’était trop tard pour nous deux.

Cet homme garde une place bien particulière dans mon cœur, et je veux croire que j’ai la mienne dans le sien. Il m’a apporté tout ce dont il pouvait lui-même.

 

C’est un merveilleux papa, très présent pour son fils.

Ces mots je n’aurais pas pu les écrire, il y a quelques années en arrière.

 

Cette séparation a provoqué un véritable tsunami émotionnel.

J’ai été hospitalisée une nuit, j’ai connu les antidépresseurs et les anxiolytiques.

Le monde qui s’écroule, ce sentiment de ne pas être assez bien pour être aimée, la culpabilité de condamner mon enfant à cette vie « une semaine sur deux », qui ne m’a plus jamais quittée.

 

Mais en contrepartie, elle m’a apprise à être plus forte, plus indépendante et à comprendre mes imperfections, mes blessures, à vivre avec elles plus sereinement.

Toute cette expérience de vie était donc nécessaire.

 

Depuis, je m’efforce d’offrir à mon enfant le meilleur de moi-même. Parce que je sais que son bien-être passe d’abord par le mien !

 

« Puis, un jour, vous grandirez et vous comprendrez que j’ai peut-être brisé notre famille, mais je vous ai offert de bien meilleurs parents ».

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