À toi qui habite seul.e et pour qui 28 jours de plus ressemble à une éternité, je pense à toi.
À toi qui se bat financièrement pour survivre depuis mars et pour qui 28 jours de plus peut signifier une faillite, je pense à toi.
À toi qui n’a plus ton réseau de soutien et qui se demande comment survivre 28 jours de plus sans aide, je pense à toi.
À toi qui consomme de plus en plus pour gérer ton anxiété en espérant que les choses se tassent d’elle-même dans 28 autres journées, je pense à toi.
À toi qui vit une maladie, une crise, un deuil, loin des tiens, pour encore un autre 28 jours, je pense à toi.
À toi qui rêvait de présenter ton nouveau-né à ta famille après toute une grossesse à vivre sous le poids d’une pandémie et qui devra te contenter de facetime pour encore 28 jours, je pense à toi.
À toi qui continue de soigner/enseigner/garder avec dévouement, la face sous ton masque, les yeux sous ta visière, le coeur lourd et les cernes qui ne se camouflent plus, je pense à toi.
À toi qui malgré tout l’amour que tu portes à tes enfants rêve juste de les faire garder pour un week-end et écouter le silence plutôt que de te rouler en boule et pleurer en te levant toujours plus tôt que l’aurore, je pense à toi.
28 jours c’est court. Sauf quand ça fait 8x 28 jours que se répète la même histoire.
À toi qui est fatigué physiquement et mentalement et qui ne sait pas comment tu tiendras durant les 28 prochains jours, même à distance, je suis là, écris-moi ♡
Par Les Alternatives Éducatives inc. - 30 mars 2018
Avant même l’arrivée de notre premier enfant, nous nous projetons dans l’avenir avec des images bien précises de notre vie
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