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Tu vaux, l’amour de soi. Point.

 

Le chanteur- compositeur et interprète canadien Talk est venue chercher ma plume avec la sortie de sa nouvelle chanson A little bit happy.

 

On y parle d’amour de soi. De l’amour que l’autre nous porte et que si l’on pouvait se voir comme l’autre nous voit, en l’occurrence sa douce moitié dans sa chanson, oh combien on pourrait être un peu plus heureux, dis-je dans ma traduction québécoise un peu fleur bleue.

 

Je vais te dire pourquoi ça vient me chercher.

Parce que ben oui on y parle d’à quel point on peut être sévère envers nous-mêmes. Mais je pense que ça soulève aussi un beau problème de notre société.

 

Le paraître.

Ce que t’as l’air physiquement c’est donc plus important d’à quel point tu es rempli de belles valeurs.  Que la taille est donc évidemment reliée à une valeur. Et que plus ta taille augmente moins tu as de valeur ! Le chanteur Talk n’étant évidemment pas dans la tranche des 120 lbs avec des abdos.

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Qui a décidé de ce schéma calculateur immensément réducteur à l’ère des années « modernes ». Je te mets moderne en parenthèse dans mon phrasé parce que je te le dis, on est plus que dépassé si on pense qu’une personne qui dépasse un poids X qui est dit hors « de son indice de masse corporelle normal » est obligatoirement malheureux ou doit absolument perdre du poids.

 

En fait c’est ce que moi je pense.

Mais clairement que la société est pas rendue à mon stade. Parce que la majorité des vêtements qui sont vendus sont petits, donc pas fait pour des fesses et un repli de ventre. Je te parle en connaissance de cause.

Une cause de rien pen toute si tu veux l’avis d’une jeune trentenaire porteuse de 1XL.

Je m’aime comme ça. Généreuse. Libre. Et ouverte d’esprit.

Mais j’ai dont travaillé pour penser de même. Pour m’enlever de la tête que ce qui était Cool, comme dans la revue de mon adolescence du même nom, ça n’est pas les maillots qui couvre à peine ou encore les cheveux bien coiffés et maquillés au cube (coucou Jocelyne de Radio Enfer) mais ce qui est cool, c’est d’être qui je suis. Dans mon unicité, toutes mes couleurs et donc aussi toutes mes courbes.

 

Mais me le faire chanter moi ça me parle.

 

Ça me démontre combien on est rendus loin dans notre imposition du moule du paraître avant tout.

 

Parce que si les magasins, les publicités, les mannequins, les vêtements, les sièges d’avions, les voitures, les chaussures, les opérations et les bijoux n’ont pas fait la job, ben écoute les chansons asteur et puis tu comprendras qu’on est rendus ben trop loin.

 

J’ai envie qu’on arrête de tout nommer et pis qu’on laisse juste exister tout le monde peu importe leur genre ou leur identité de genre. Peu importe leur poids, leur grandeur, leur look, les couleurs qu’ils portent selon leur sexe, l’argent qu’ils ont ou pas dans leur compte en banque; nommez-en des exemples, je vous l’aie dit je suis ouverte d’esprit.

 

Peut-on se chanter notre amour à nous de nous, sans avoir besoin d’une réflexion dans un miroir. Peu importe combien on pèse. Parce que notre valeur est clairement plus vaste et merveilleuse et que les chiffres c’est à la base pour les maths pas pour des étiquettes apposées aux individus.

Clairement que l’inventeur du miroir n’avait pas à faire 130 km pour se trouver des vêtements à sa taille qui soient de base confortables avant d’être jolis. #vivreenrégion

 

Heureusement je pense que l’art est porteur de changement.

Qu’il soulève davantage les foules que les simples mots dans tous les slogans scandés depuis des décennies pour amener un tant soit peu d’acceptation et de dignité à une ou des tailles plus que Médium.

 

Et si au fond c’était notre moule qui était malade ?

Et qu’en changeant le moule on pourrait donc être un peu plus heureux ?

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