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Le SOPK, ou syndrome des ovaires polykystiques

De nos jours, 5 millions de femmes sont atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) dans le monde. Au-delà d’un problème gynécologique, il s’agit d’une maladie endocrinienne complexe touchant les femmes en âge de procréer.

Le syndrome des ovaires polykystiques concerne surtout les femmes de 18 à 35 ans, puisqu’avant 18 ans, la puberté peut être trop active, et après 35 ans, la réserve ovarienne permet moins de follicules en surnombre.

Qu’est-ce que c’est?

Un prédiagnostic est établi à partir d’une échographie de l’appareil génital féminin, mettant en évidence la présence de follicules immatures en surnombre (appelés kystes) ou un ovaire dont le volume fait plus de 10 cm. Une sérologie complète le diagnostic afin de révéler éventuellement des niveaux anormaux d’hormones, de l’hyperandrogénisme, une résistance à l’insuline, un taux de cortisol trop élevé, voire une hyperlipidémie.

Les signes cliniques ne sont pas les mêmes d’une femme à l’autre. C’est pourquoi les gynécologues se sont entendus en 2003 sur la définition suivante : la patiente doit répondre à 2 des 3 critères suivants pour être considérée comme atteinte de SOPK : kystes ovariens à l’échographie, anovulation/oligo-ovulation (cycle de plus de 35 jours ou moins de 8 cycles par an), hyperandrogénisme (souvent traduit par un excès de pilosité et d’acné).

On pourrait, de manière imagée, le représenter comme suit (l’ovaire à droite étant l’ovaire polykystique)

Les deux associations mondiales de la médecine de la reproduction (ESHRE et ASRM) ont aussi identifié quatre phénotypes du syndrome d’ovaires polykystiques :

Type A

Ovulation retardée

Hyperandrogénisme marqué

Kystes ovariens à l’écho

60 % des cas. Femmes en surpoids, avec une résistance à l’insuline marquée.
Type B

Ovulation retardée

Hyperandrogénisme

Pas de kystes à l’écho

8.5 % des cas, avec une tendance à prendre du poids et une résistance à l’insuline.
Type C

Menstruations régulières

Hyperandrogénisme

Kystes ovariens à l’écho

Cycle anovulatoire

Poids stable, médium

Peu de résistance à l’insuline.

Type D

Ovulation retardée

Pas d’hyperandrogénisme

Kystes ovariens à l’écho

Poids stable, sans aucune résistance à l’insuline. On parle de « ’mimétisme »’ du SOPK.

 

Le type D est le plus sujet à controverse. L’organisation internationale « ’Androgen Excess and PCOS Society »’ ne l’inclut dans la définition du SOPK. Pour eux, le diagnostic doit se reposer essentiellement sur l’hyperandrogénisme.

Qu’est-ce qui cause le SOPK?

Les chercheurs ne s’entendent pas sur les causes de manière unanimes pour l’instant. Selon certains auteurs, le syndrome des ovaires polykystiques repose sur cinq facteurs : l’âge, le poids, une prédisposition génétique, un déséquilibre hormonal, le stress… mais aussi l’environnement.

Peu importe quel phénotype du SOPK vous êtes, il y a un excès d’œstrogènes dans l’organisme.

Qu’est-ce qu’on peut faire?

  • Diminuer l’inflammation métabolique

Il est important de perdre ou maintenir un poids santé. Le sucre (même naturel) est à éviter le plus possible, ainsi que les aliments inflammatoires majeurs : gluten, produits laitiers, maïs, soya. Misez sur plus de protéines, de fibres solubles et des épices comme la cannelle et le curcuma, qui vont aider à diminuer une éventuelle résistance à l’insuline.

Les antioxydants sont aussi d’une précieuse aide pour lutter contre le stress oxydatif. On les retrouve dans le cacao cru, les fruits et légumes colorés, l’ail, l’oignon, l’échalote, le thé vert (biologique), les champignons et les algues.

  • Faire du sport

L’activité physique est au cœur des solutions pour vivre avec le SOPK. Au-delà du mieux-être qu’elle apporte, de la diminution du stress et du maintien d’un poids santé, faire du sport permet de soutenir la circulation lymphatique et le transit. Dans le cas du syndrome des ovaires polykystiques, les sports cardiovasculaires permettent une meilleure transpiration et élimination : ski de fond, course à pied, danse, natation et cross fit en sont quelques exemples. Si vous êtes moins sportif, le circuit thermal au spa peut vous aider à l’occasion, avec alternance de bains chauds et froids.

  • Favoriser un meilleur équilibre hormonal

Pour favoriser un meilleur équilibre hormonal, éliminer les xénoestrogènes le plus possible va aider à ne pas surcharger l’organisme. En résumé : on les retrouve beaucoup dans le plastique! Remplacer sa boîte à lunch par un plat en verre est une petite action, mais qui fait une différence. Une gourde en acier inoxydable est aussi préférable. Choisir des détergents et des produits cosmétiques naturels est aussi à considérer.

Par ailleurs, il est important de soutenir le métabolisme naturel du foie, et donc une diminution du surplus d’œstrogènes. Certains aliments sont à privilégier :

  • aliments amers (cholagogue et cholérétique) : pissenlit, roquette, endive, échalote
  • aliments hépatotoniques : anis étoilé, zeste de citron, cumin, curcuma, laurier, origan
  • aliments cholérétiques : cajou, cacao, noisette, olive, pistache
  • aliments riches en vitamine B6 : shiitake, poivron, ail, crucifères, épinards, saumon
  • Choisir des suppléments de qualité

Les suppléments naturels peuvent apporter un coup de pouce pour accompagner le syndrome des ovaires polykystiques. Certaines plantes, comme le vitex et la réglisse (déglycérée), sont intéressantes.

Ces suggestions n’excluent en rien un suivi médical et naturopathique. Le syndrome des ovaires polykystiques est complexe. N’hésitez pas à venir nous consulter pour avoir réponse à vos questions et trouver un plan d’intervention entièrement adapté à votre profil et votre réalité!

Laurence Sala, naturopathe, www.laurencesala.com

Dr Jacques Kadoch, MD, cofondateur de la clinique ovo et de Yadtech inc., www.yadtech.com

Références

  • International evidence-based guideline for the assessment and management of polykystic ovary syndrome 2018, Monash university on the behalf of the NHMRC Centre Research for Excellence in PCOS and the Australian PCOS Alliance, commandité par l’ESHRE et l’ASRM, publié en Juillet 2018
  • Porth’s Pathophysiology, Sheila C. Grossman, Carol Mattson Porth, 9e édition, 2014
  • Biochemical imbalances in disease, Lorraine Nicolle, Ann Woodriff Beirne, Editions Singing Dragon, 2010
  • 8 steps to reverse your PCOS, Fiona McCulloch N.D, Editions Greenleaf, 2016
  • Botanical Medicine for women’s health, Aviva Romm MD, Editions Elsevier, 2e édition, 2017
  • Intégrative Fertility Symposium, 4e édition, Vancouver, avril 2018
  • Interprétations cliniques de la méthylation par Geneviève Levallet – Chimiste & ND.A, automne 2018
  • L’alimentation ou la 3e médecine, Dr Seignalet, Éditions du Rocher, 2012

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