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Les conflits conjugaux: communiquer pour s’aider en couple

Les conflits font partie, à un moment ou à un autre, de la réalité de la vie de couple. Ils  peuvent être une bonne chose quand ils sont «productifs», c’est‑à‑dire lorsque leurs résolutions amènent un meilleur équilibre ou une plus grande satisfaction conjugale. Par contre, les conflits deviennent «non‑productifs» lorsqu’ils créent un éloignement ou des blessures chez les partenaires. Nous le savons, il y a de bonnes et de moins bonnes façons de communiquer. Je vous présente trois pièges à éviter, ainsi que trois solutions pour résoudre les choses autrement.

  1. Toujours la même rengaine: il arrive qu’un thème soit redondant. Vous savez, cette impression que l’on parle ENCORE de la même chose. Nous répétons les mêmes arguments et les mêmes points. Nous voyons les trous et nous finissons toujours par tomber dedans. Cela peut amener une lourdeur dans le couple et l’impression qu’on ne peut pas se comprendre ou s’en sortir.

Solutions:

Tout d’abord, si on répète la même chose, c’est que celle-ci n’est pas réglée…

Lorsque nous expliquons quelque chose à quelqu’un et qu’il ne comprend pas, on va essayer de le dire avec de nouveaux mots ou donner des images pour illustrer nos propos. C’est la même chose dans un conflit. Il ne faut pas tenir pour acquis que ce qui est clair pour l’un l’est nécessairement pour l’autre.

Ce n’est pas une affaire de l’un contre l’autre, mais bien de l’un avec l’autre. Donc, essayez, à deux, de régler le problème. Élaborez des solutions, choisissez ensemble celle qui semble la meilleure et surtout, engagez-vous à faire de votre mieux pour que cela fonctionne.

Point crucial qui est trop souvent oublié: revenez-y! Une fois la solution choisie, prenez le temps ensemble de discuter de l’efficacité de votre solution. Quelque temps après avoir décidé d’un nouveau comportement ou d’une solution, évaluez comment les choses se sont passées, est-ce que la situation s’est améliorée, est-elle réglée? Que pourriez-vous modifier pour ajuster la solution? Si cette étape n’est pas mise en place, le risque est de revenir au connu, soit les vieilles habitudes qui ne fonctionnent pas.

  1. L’accusation en forme critique: recevoir une critique, ce n’est pas toujours facile. Donc, pour celui qui la formule, il est préférable de penser au message avant de le communiquer et d’adopter un ton respectueux en parlant au «je». Nous pouvons formuler une critique, mais les accusations du genre «tu ne fais jamais rien à la maison» sont à proscrire. Lorsque nous entendons une critique, le risque est de ne pas écouter activement l’autre et de plutôt rester dans sa tête à chercher des répliques pour invalider les propos émis par notre partenaire. Ce que je remarque c’est que les gens vont entrer dans une guerre de pouvoir et sortir de la résolution de problème.

Par exemple:

–   Je suis tanné, tu ne te ramasses jamais, c’est toujours moi qui range ton bordel.

–   Ha! Toi, tu laisses toujours traîner ton café sur la table le matin.

Solutions:

Comme nous pouvons le constater, ce genre d’interaction n’avance en rien la situation du couple. La première personne n’obtiendra probablement pas de changement, car le ton accusateur ainsi que l’utilisation de termes comme «toujours» et «jamais» risquent de faire monter la colère chez l’autre personne qui voudra se défendre en trouvant des arguments au lieu de trouver des solutions. Donc, pensez au message en parlant au «je» et ce que cela vous fait ressentir puis, communiquez de manière affirmative et collaborative.

Exemple général: «Je n’aime pas ça quand…Ça m’a fait de la peine…J’aimerais à l’avenir que tu…Qu’en penses-tu…»

Exemple avec solution proposée: «Je ne me sens pas bien, j’ai l’impression de faire le ménage toute seule et ça me rend triste ou en colère. J’aimerais beaucoup que tu m’aides un peu plus avec les tâches ménagères, par exemple en t’occupant de la balayeuse chaque semaine. Qu’en penses-tu?»

  1. J’implose, j’explose, nous explosons. Il est préférable de dire les choses importantes au fur et à mesure. Bien sûr, personne n’est parfait et comme on, dit «on doit choisir nos batailles», mais les éviter complètement amène bien souvent un trop-plein et nous finissons par exploser pour ce qui semble à première vue être un truc anodin. Finalement, le ton risque de monter et nous ne comprenons pas pourquoi on se chicane pour «des niaiseries».

Solutions:

Lorsque vous vivez une situation dérangeante (par exemple, sur le partage des tâches, l’argent, l’éducation des enfants, etc.), posez-vous la question si cela a et aura des impacts pour vous, puis prenez le temps d’écouter votre ressenti. «Pourquoi cela me dérange?», «Est-ce que nous pourrions bénéficier d’un changement sur cet aspect?». Rappelez-vous que de ne pas nommer les choses importantes ne les fera pas disparaître. Lorsque vous choisissez d’aborder un sujet, pensez à ce que vous voulez dire et choisissez un moment où vous aurez le temps d’en parler ensemble. Tel que nommé précédemment, élaborez des solutions, entendez-vous sur la solution, testez-la dans la réalité et revenez-y.

Bonne communication!

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