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Minimalisme et anxiété

Cela fait bientôt trois ans que j’ai commencé à tendre vers un mode de vie minimaliste. Tranquillement, mais sûrement, j’ai donné, vendu et recyclé. Pièce par pièce, mon copain et moi avons désencombré tout ce que nous avions. Objet par objet, on s’est posé la fameuse question : est-ce que j’en ai vraiment besoin?

Quand j’ai commencé ce processus, c’était surtout pour me débarrasser de tous les doubles que mon copain et moi avions amassés lorsque nous avons déménagé ensemble. Puis, ç’a été pour vider notre locker rempli. Puis, pour faire de l’espace dans notre bureau. Puis pour transformer ledit bureau en chambre de bébé. Puis, j’ai réalisé que plus j’avançais au sein de notre minimalisme, plus j’avais les épaules légères.

Je gère mieux mon anxiété depuis trois ans. Suivi psychologique, thérapie cognitive comportementale et beaucoup de travail sur moi-même m’ont permis d’être moins anxieuse aujourd’hui. J’ai plusieurs trucs que j’utilise au quotidien pour gérer mon anxiété, mais sans m’en rendre compte, le minimalisme s’est ajouté à cette liste.

Posséder moins – simplifier ma vie – me permet d’être plus en accord avec moi-même. Les espaces vides sur mes murs, sur mes meubles, dans mes tiroirs, dans ma garde-robe, etc., me font du bien. Sans le réaliser, tous ces objets que j’avais et qui ne me servaient pas pesaient lourd. Ils rajoutaient au poids que j’avais dans la tête. Mon fouillis physique était néfaste pour mon fouillis mental.

Plus j’avance avec le minimalisme, plus mon anxiété diminue, mais comme vous le devinerez, il n’y a pas de recette magique. Combien de morceaux de vêtements notre bébé devrait avoir pour qu’on soit minimaliste? Je ne sais pas, ça dépend de vous. C’est ce qui est bien avec le minimalisme et bien pour notre anxiété, on y va selon nos besoins. Mon enfant a une dizaine de jouets, et ça fonctionne pour nous. Un autre va en avoir une vingtaine, et ça va fonctionner pour eux. L’important c’est d’écouter nos besoins et que ça corresponde à nos réalités. Exactement comme la gestion de l’anxiété. On doit s’écouter et trouver des solutions qui nous aident personnellement, pas prendre celles qui aident le voisin d’en face.

Avoir un enfant est déjà stressant en soi. Les débuts sont exigeants et angoissants. Mais on est heureux et on veut profiter de chaque petit moment. On tente à notre manière de naviguer à travers tout ça et, pour moi, avoir un chez-soi minimaliste a été le bateau qui m’a calmé dans mes périodes d’anxiété fortes.

Je me souviendrai toujours de cette nuit où notre bébé pleurait sans cesse. Mon copain était exténué et moi aussi. À mon tour, je m’assois dans notre chaise berçante avec notre bébé et j’essaie de ne pas paniquer. Les larmes aux yeux, je regarde autour de moi, dans la chambre du bébé, et tout d’un coup : le calme. Mes épaules ont redescendu, ma respiration a ralenti, mon bébé s’est assoupi. Mon environnement doux, ce cocon minimaliste, m’a aidé à passer plusieurs moments difficiles. À regarder autour de moi, je n’avais pas un tourbillon de pensées, mais bien un élan de gratitude : ce toit, cette chambre, cette famille. Et, on va se le dire, parent serein, enfant serein (selon notre humble expérience)!

De plus, le minimalisme me permet d’avoir plus de temps pour moi-même, de lire, d’écrire, de cuisiner, de passer du temps avec ma famille et les gens que j’adore. Je ne pense plus à comment ranger tel objet, mais plutôt à quel organisme je vais pouvoir le donner et à qui cet objet servira.

Mon anxiété sera toujours présente dans ma vie, mais je crois mieux la gérer avec le temps et surtout depuis l’arrivée du minimalisme dans ma vie.

Bianca Cadieux pour La Récolte

 

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