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Mes questions de quarantaine

On ne parle que de ça, on capote, on est à la maison, on vit des contrariétés petites et grandes. C’est normal de chialer, de s’exaspérer, de se demander quand ça va finir. MAIS! On a là une super occasion de s’ADAPTER, de MODIFIER nos habitudes, de RÉFLÉCHIR. Avec tout le temps en dedans q u’on a, on en passe beaucoup dans notre tête. Les questions que je me pose, ici :

 

Est-ce que j’en avais vraiment besoin? J’envisage de faire un peu de tri. Et devant les montagnes de choses dans la maison, on est confrontés : avais-je besoin de tout ça?

 

Comment je pourrais me concentrer pour consommer, à l’avenir, davantage local et québécois, pour aider les petits entrepreneurs dont la survie me tient à cœur?

Une amie proche a une pâtisserie. Elle fait aussi beaucoup de traiteur pour les restaurants. Tout est sur pause, bien sûr. En ce moment, je n’ai pas le cœur à commander en ligne ailleurs qu’au Québec.

 

Est-ce que ce confinement ne me ferait pas le cadeau du temps, mais PAS dans le sens de plus de temps pour réaliser mes objectifs et devenir plus en forme, plus cute, plus bonne dans tout? Peut-être c’est un bon moment pour se donner le temps de réfléchir à la suite. À comment on veut vivre. À comment ça se fait qu’on a si longtemps acheté pour compenser notre manque de temps, qu’on est tombés dans des solutions en mode pressé pour sauver du temps, qu’on a maintenant devant nous à la tonne? J’ai du mal à comprendre ceux qui sont pressés que tout reprenne comme avant, au même rythme. Pourquoi? On voit ce que ça a donné…

 

Personne ne voyage ou presque, actuellement. Est-ce qu’on a vraiment besoin d’aller si loin dès qu’on a un moment de pause? On rushe pour se rendre aux vacances, on fait les valises le soir quand les enfants sont couchés, on se lève tôt pour partir… Je me demande si je ne vais pas essayer de reconsidérer les déplacements en avion, de voir ça comme quelque chose de spécial, comme ce l’était avant.

 

De quoi je me plains? Oui, je me plains. Je suis chialeuse de nature, j’ai toujours été de même. Mais actuellement, je me sens mal. De quoi je me plains, vraiment? De devoir rester avec mon enfant et mon amoureux? Que nous soyons en santé? Qu’on ne puisse pas planifier nos vacances cet été? Qu’on se le tienne pour dit : tout le monde vivra des pertes immenses. Tout le monde sera contraint de changer son mode de vie. Tout le monde sera à boutte. Mais somme toute, en général et pour la majorité d’entre nous, nous sommes CHANCEUX. Oui, chanceux. Parce qu’on a un toit sur la tête, des proches aimants, des moyens de se divertir, de se nourrir et de vivre sans survivre.

 

En espérant que cette quarantaine nous fasse cheminer. Qu’elle nous permette de célébrer nos héros, notre filet social, notre système de santé public, nos privilèges. Nous vivons un temps incertain, inquiétant, lourd… nous n’y sommes pas habitués. Nous n’avons pas connu les grandes guerres, nous avons été épargnés des épidémies, des catastrophes naturelles… Nous ne pouvons que remercier le ciel d’être ici, d’être ensemble, et d’être solidaires.

 

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