Lâcher prise. Pour moi, c’est s’adapter aux changements et à notre réalité du moment.
Lâcher prise. Pour moi, ça ne veut pas dire de tout arrêter et de se foutre de tout.
Lâcher prise. Ce n’est pas facile. Croyez-moi!
Lâcher prise. Sur quoi exactement?
C’est accepter que la livraison d’épicerie arrive dans des sacs en plastique.
C’est utiliser des couches jetables dans les premiers mois de vie de notre bébé.
C’est ne pas vouloir cuisiner chaque jour.
C’est acheter des choses emballées et pas locales à cause d’une situation financière précaire.
C’est ne pas désencombrer tout de suite les jouets de notre enfant.
C’est retourner à la pâte à dents commerciale en tube après 3 ans de pâte à dents en vrac.
C’est se rappeler que chaque petit geste compte.
Parfois, il faut s’adapter. En tant que pratiquants du zéro déchet et du minimalisme, mais aussi en tant que parents. Il faut lâcher prise pour notre santé mentale, notre santé financière, notre santé familiale. En ces temps irréels, je crois qu’il est plus important que jamais de lâcher prise. Non sur les mesures prises contre la pandémie de la COVID-19… il est grand temps, si ce n’est pas déjà fait, de respecter toutes les mesures en cours. Non, je veux dire qu’il faut lâcher prise sur ce qui passe dans notre quotidien.
Il faut accepter que changer rapidement nos habitudes et notre routine soit déstabilisant et que ça prenne du temps à s’adapter.
Il faut accepter que le télétravail avec des enfants à la maison soit moins efficace.
Il faut accepter que le ménage ne soit pas chouette et qu’il ne nous tentera sûrement pas.
Il faut lâcher prise sur notre horaire habituel et se concentrer sur le positif (le plus possible) : manger ensemble, apprendre ensemble, s’amuser ensemble.
Parfois, lâcher prise est la meilleure façon de passer à travers des moments difficiles, autant pour notre quotidien, pour notre famille que pour notre société. Et, surtout, se souvenir que… ça va bien aller!
Et vous, comment lâchez-vous prise?
Bianca Cadieux